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Comment briefer un créateur UGC ?
Mis à jour le 26 juillet 2026
Un bon brief UGC tient en une page et répond à cinq questions : quel produit, pour quelle cible, avec quel objectif, sur quelle plateforme, sur quel ton.
Le principe : donnez le contexte et les contraintes, laissez la forme libre. C'est la connaissance du format par le créateur qui fait la performance de la vidéo, pas la précision du cahier des charges.
Les cinq points indispensables
1. Le produit, concrètement
Pas la plaquette commerciale : ce qu'il fait, à qui il sert, et surtout ce qui le distingue en une phrase. Si vous avez une objection récurrente chez vos clients, dites-la : c'est souvent le meilleur angle de vidéo.
2. La cible
Qui doit se reconnaître dans la vidéo. « Les 25-45 ans » ne veut rien dire. « Des parents qui n'ont pas le temps de cuisiner le soir » donne immédiatement un ton, un décor et une accroche.
3. L'objectif
Faire connaître, faire acheter, lever un doute ? Une vidéo de notoriété et une vidéo de conversion ne se construisent pas pareil. Dites aussi où elle sera diffusée : en publicité, la vidéo doit accrocher dans les deux premières secondes, ce qui change tout le rythme.
4. La plateforme et le format
TikTok, Reels, Shorts, fiche produit ? Les codes ne sont pas les mêmes. Précisez aussi la durée visée et si vous avez besoin d'un recadrage horizontal.
5. Le ton et les interdits
Humour, sérieux, pédagogique. Et surtout : ce qu'il ne faut pas dire. Revendications réglementées, comparaisons avec des concurrents, promesses de résultat. C'est la partie du brief qui doit être la plus stricte.
Ce qu'il vaut mieux ne pas imposer
Un script mot pour mot. C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse : une vidéo récitée sonne comme une publicité, donc elle est identifiée comme telle en une seconde et le pouce continue de défiler. Tout l'intérêt de l'UGC disparaît.
Donnez les messages à faire passer, pas les phrases. Un créateur qui reformule avec ses mots produira quelque chose de moins policé et de nettement plus efficace.
Même chose pour le découpage plan par plan, le décor imposé ou la tenue. Ces contraintes font monter le coût et baisser le naturel.
Ce qu'il faut envoyer avec le brief
- Le produit, en avance sur la date de tournage. C'est la première cause de retard.
- Les mentions obligatoires, s'il y en a.
- Deux ou trois exemples de vidéos que vous aimez, en précisant ce que vous aimez dedans. « J'aime bien celle-ci » n'aide pas ; « j'aime le rythme du début » aide beaucoup.
- Votre charte, si vous en avez une, mais uniquement les éléments qui s'appliquent vraiment à une vidéo tournée au téléphone.
Les trois erreurs qui coûtent le plus cher
| L'erreur | Ce qu'elle provoque |
|---|---|
| Un brief trop long | Les contraintes importantes se noient dans le reste, et passent à la trappe. |
| Aucun objectif précisé | La vidéo est jolie mais ne sert pas la campagne. Deux allers-retours pour rien. |
| Les interdits découverts en révision | Retournage complet, parfois à vos frais. C'est le pire scénario. |
Combien d'allers-retours prévoir
Deux séries de révisions suffisent dans l'immense majorité des cas, et c'est ce que comprennent la plupart des packs, dont les miens. Si vous en êtes au quatrième aller-retour, le problème vient presque toujours du brief de départ, pas de l'exécution.
Le déroulé, en pratique
De mon côté, ça se passe en trois temps : on cadre ensemble le produit, la cible et l'angle ; je tourne et je monte ; vous recevez une première version à valider, avec deux séries de retours possibles. Livraison sous 7 jours. Le détail du process.
Pas envie de rédiger un brief ? Racontez-moi simplement votre produit et votre objectif, je m'occupe du reste.
Envoyer mon brief